jeudi 6 mars 2014

Début de la formation BPREA

Bonjour à tous,

Mardi dernier, le 4 mars, c'était le premier jour de ma formation BPREA. Cette formation, je vais la suivre en FOAD, c'est à dire "à distance", en télétravail en quelque sorte. Un jour par semaine (en moyenne), nous devrons assister à une journée de regroupement, au centre de formation de La Réole. Cela permettra de faire le point sur les sujets pour lesquels on aurait des questions, mais aussi de faire des présentation de nos différentes expériences lors de nos stages. Ce premier jour a surtout était l'occasion de nous présenter tous les aspects administratifs et logistiques, rien de bien passionnant !

Le groupe de la session dans laquelle je suis est composé de douze personnes, issues d'horizons très différents, et avec des projets tout aussi différents : du maraîchage (j'en fait parti !), de l'horticulture, de l'élevage de chevaux ou de chèvres, de la culture de plantes aromatiques et médicinales, de la culture de spiruline, de la culture de céréales. C'est assez varié !

Bon, je vais continuer à bosser mes cours, j'ai juste fait une petite pause pour poster cet article :-) ...

A bientôt

David

jeudi 27 février 2014

Ephytia, un site très intéressant

Bonjour,

En regardant l'émission de télé "Silence ça pousse", j'ai découvert un site internet très intéressant (juste avant de m'endormir, classic quand je regarde cette émission ...). Il s'agit du site Ephytia, fait par l'INRA. Vous pouvez y accéder en cliquant ici.

Sur ce site, j'ai aussi trouvé un lien vers des applications (Android et AppStore) qui sont tout à fait intéressantes elles aussi. Bon, certaines sont payantes, mais deux ou trois sont gratuites : Biocontrole, pour toutes les infos sur les ravageurs et les auxiliaires (voir le post sur la formation que j'ai suivi sur ce sujet), et Di@gnoPlant Courgette, pour tous les problèmes que peut rencontrer la culture de ce légume. Les applications sont disponibles ici.

Est aussi disponible en page d'accueil du site un lien vers HYPP, l'hyper base de données en protection des plantes de l'INRA. C'est une formidable mine d'informations, très très riche. A conseiller !

Faites bon usage de tout ça :-)

A plus

David

samedi 15 février 2014

Fin de mon stage Évaluation en Milieu de Travail (EMT)

Bonjour,

Mes deux semaines de stage EMT sont déjà terminées. Elles sont passées très vite.
Je vais tenter de résumer ce que j'ai pu faire durant ces deux semaines.
Deux activités ont principalement marqué ce stage :

- Les récoltes

L'exploitation dans laquelle j'ai effectué mon stage commercialise principalement la production à des AMAP. Un complément en vente directe est aussi pratiqué. Les deux AMAP partenaires représentent environ une centaine de paniers. Les jours de distribution des paniers sont aussi les jours de récolte, pour assurer une fraîcheur maximum des légumes. Sur la semaine, cela représente deux jours de récolte. S'ajoutent à la récolte proprement dite, le nettoyage et le conditionnement de certains légumes. Il est important de noter que ce travail représente une partie très importante de l'ensemble de l'activité, à savoir environ un bon tiers du temps total. Il serait possible d'économiser un peu de ce temps en ne faisant aucun conditionnement (pesage et mise en sachet) pour les AMAP, mais cela risquerait d'être au détriment du bon déroulement des distributions.
Lors de ces deux semaines, les légumes que nous avons récoltés furent : poireaux, choux de milan, choux fleur, choux de Bruxelles, panais, carottes, navets, radis daïkon, radis noirs, blettes, épinards. A cela se sont ajoutés les légumes de garde que sont les oignons et les pommes de terre, récoltés durant la saison dernière.

De beaux choux fleur

Carottes et poireaux


La mauvaise surprise des récoltes ? Les carottes, attaquées par la fameuse mouche de la carotte (voir les attaques sur la photo ci-dessous). Les attaques n'ont pas été trop graves, mais une partie non négligeable des racines a tout de même été "visitée", à vue de nez, je dirais environ 10 à 25 % selon les variétés. Pas catastrophique, mais un peu dommage. Il aurait suffit de couvrir les plantations avec des filets anti-insectes pour s'épargner cette nuisance. Oui, il aurait suffit ! Mais le manque de temps en a décidé autrement. La gestion des priorités induit forcément quelques sacrifices.

Attaques de la mouche sur les carottes



- Les cultures

Au niveau des cultures, nous avons fait quelques semis : des choux, quelques poivrons et aubergines, des salades. Les semis se font en plaques alvéolées remplies d'un terreau adapté. A cette période de l'année, une fois les semis faits, les plaques sont posées sur une tablette chauffante. Cela permet de maintenir le substrat à la température idéale de germination des graines (cette température est différente suivant les espèces de légume).
Nous avons conditionné les semences de pommes de terre en caisse pour les mettre à germer. Cela permet de gagner du temps après la plantation. Les tubercules portant des germes trapus et pas trop longs seront ainsi mieux préparés à faire face à d'éventuelles mauvaises conditions de culture. Point important : si le tubercule ne porte qu'un seul germe, assez développé, il est préférable de l'éliminer, cela pour favoriser la pousse de plusieurs autres germes.
Côté plantation, nous avons mis en place quelques centaines de salades, sous tunnel, et sur butte pour faire face au trop plein d'eau de cet hiver. Nous avons aussi préparé des planches de culture sur buttes pour les prochains semis de radis.

Plantation de salades


A toutes ces tâches s'en sont ajoutées d'autres, secondaires, mais tout aussi nécessaires :
- creuser des rigoles pour faciliter l'écoulement des eaux de pluie autour des serres (question pluie, c'est vrai que l'on a été gâté !). Cela a permis de drainer les planches de culture (voir la photo de l'intérieur d'une serre ci-dessous).
- ranger et nettoyer la serre de plants (bientôt elle va se remplir à grande vitesse !)
- désherber quelques planches (aillets et blettes sous serre)
- assister à un contrôle bio (quand tout est bien organisé et préparé, cela se passe sans problème)

Les buttes

Les blettes de couleur


C'est court, deux semaines !
Bientôt le début de ma formation, avec ses périodes de stage. L'occasion d'apprendre de nouvelles choses passionnantes.

Un très grand merci à mes deux "maîtres de stage" ;-)

A bientôt,

David

mardi 28 janvier 2014

Formation Protection Biologique Intégrée (PBI)

Bonjour,

Aujourd'hui, j'ai suivi une formation organisée par la chambre d'agriculture dont le thème était : la Protection Biologique Intégrée (PBI) en Maraîchage. C'était une formation très intéressante. Les deux intervenantes connaissaient très bien leur sujet, et elles nous ont donné des informations précieuses au sujet des différentes stratégies à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre les ravageurs. J'ai eu l'occasion de revoir certains points que j'avais déjà vus lors d'une formation précédente (formation AGROBIO du mois d'octobre dernier). Mais je dois avouer que cela ne fait pas de mal d'en remettre une petite couche...

Nous avons donc passé en revue les principaux ravageurs rencontrés par les maraîchers locaux : pucerons, thrips, acariens tétranyques, aleurodes, noctuelles, piérides, teignes, taupins, limaces, punaises, doryphores, et mouches en tout genre. Pour chacun de ces ravageurs, nous ont été présentés les auxiliaires correspondants (s'ils existent), et les méthodologies à respecter pour lutter de manière efficace. En effet, il faut savoir que certains auxiliaires ne sont actifs, donc efficaces, qu'à partir d'une certaine température, qui ne correspond pas toujours à la température favorable au développement du ravageur ... Ça devient compliqué ! Il faut donc parfois anticiper les attaques, ou alors au contraire agir au dernier moment. En tout cas, le plus important, le point sur lequel les deux intervenantes ont insisté, c'est qu'il faut observer, de manière régulière, en prenant soin de bien repérer les foyers d'attaques, et de suivre leur évolution. Prendre aussi l'habitude de tout noter, cela permet de garder une trace des événements, et de mieux affiner les stratégies futures. Les aspects pratiques de la PBI ont aussi été abordés : les fournisseurs, les doses, les prix, les conditionnements.

Tout cela semble assez complexe au débutant que je suis. Je me prends alors à rêver d'une application sur mon smartphone : je rentre la culture et le ravageur, et elle me calcule tout, les doses, les dates d'application, les densités, tout ça bien sûr en fonction de la météo et de la date ! Facile, non ?...


Deux petites photos, pour illustrer cette formation (photos prises dans mon potager) :

Les larves de punaise Nézara. Adulte, la punaise est verte. Elles ne sont pas très gentilles ces punaises-là. Et en plus, elles n'ont pas de ravageur ...



Et un joli spécimen de limace "panthère". Grrrrrr !!


A bientôt pour la suite.


David

Stage Évaluation en Milieu de Travail (EMT)

Bonjour,

Le début de ma formation BPREA approche, elle doit débuter le 4 mars prochain. Mais c'est encore un peu loin, et les formalités administratives sont toutes plus ou moins en attente maintenant. Aussi, afin d'acquérir un peu plus d'expérience professionnelle, je vais suivre un stage d'Évaluation en Milieu de Travail (EMT). Ce stage est proposé par Pôle Emploi dans le but de découvrir un métier vers lequel on souhaite se diriger. C'est une opportunité offerte aux demandeurs d'emploi qui leur permet de faire un stage de 80 heures maximum dans une entreprise, en restant sous le régime de demandeur d'emploi (on continue donc à toucher les allocations). L'entreprise qui accueille le stagiaire bénéficie d'une (petite !) compensation financière (toujours bon à prendre). En pratique, il faut donc trouver une entreprise qui accepte de prendre un stagiaire et de remplir le formulaire qui va bien (convention de stage), c'est plutôt simple comme formalité. Pour plus de renseignements sur ce stage EMT, voir ici.

En ce qui me concerne, je vais faire mon stage chez un couple de maraîchers pas trop loin de chez moi (j'ai déjà eu l'occasion de « pratiquer » un peu chez eux). Je dois commencer la semaine prochaine, pour une durée de deux semaines. Cela devrait me permettre de voir une partie de la préparation des plants, ainsi que la planification des cultures de la saison à venir. Si c'est possible, j'essaierais de faire quelques photos, pour avoir un peu de « concret » à se mettre sous la dent.

A bientôt pour la suite.


David

mercredi 22 janvier 2014

Une grande étape

Bonjour,

Aujourd'hui, une grande étape vient d'être franchie : j'ai signé un sous-seing chez le notaire pour l'achat d'un terrain ! C'est une très bonne nouvelle, et l'année 2014 ne pouvait pas mieux commencer. Bon, il ne faut pas s'emballer trop vite, il reste maintenant à concrétiser cette promesse de vente en acte authentique d'achat. Le problème potentiel ? Une préemption de la SAFER. Dans mon cas, le risque est minime, mais il existe tout de même. On va donc rester prudent en attendant la signature définitive (qui devrait avoir lieu d'ici deux à trois mois).

Cela faisait un petit moment que j'étais sur ce terrain, mais je ne voulais pas trop en parler, de peur de me porter la poisse ! Maintenant, c'est dit ! Le terrain se situe à quelques centaines de mètres de chez moi (super !), il comprend une partie en bois et une partie en prairie, environ moitié moitié, pour une surface totale d'environ 3 hectares. Ce qui me laisse environ 1,3 hectares cultivable de suite, et en bio car le terrain n'a pas été cultivé depuis .... des dizaines d'années ! Il va falloir envisager un petit défrichement pour agrandir la surface cultivable à 1,5 hectares, histoire de respecter la 1/2 SMI pour être enregistré à la MSA (la sécu des agriculteurs) à titre principal. Il faudra aussi prévoir un forage (avec la déclaration qui va bien), et la construction d'un bâtiment agricole (avec le permis de construire qui va bien). Je n'en ai pas fini avec les formalités administratives ! Je détaillerai tout cela plus tard.

Les trois mois qui viennent vont être longs .... mais longs .....

A bientôt pour la suite, qui s'annonce passionnante.

David

mercredi 8 janvier 2014

Démarches administratives (1)

Bonjour, et meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Je vais aborder dans ce post quelques-unes des différentes démarches administratives auxquelles je vais devoir me soumettre dans le cadre de ma future installation. Par la suite, d'autres posts seront consacrés à ces différentes démarches (je pense qu'avec le temps, je vais en découvrir de nouvelles !).
Le problème de toutes ces démarches, c'est que leur instruction met un certain temps, variable de deux semaines à près de 6 mois ! Il est alors important de bien les anticiper pour ne pas se retrouver bloqué et devoir attendre une fois l'achat du terrain finalisé.

Pour information la DDTM est la Direction Départementale des Territoires et de la Mer. C'est auprès de cet organisme que plusieurs dossiers doivent être déposés.


Autorisation d'exploiter - DDTM


Étant donné ma situation personnelle, comme je n'ai pas de diplôme pouvant faire valoir la capacité professionnelle agricole, je vais devoir demander une autorisation d'exploiter pour pouvoir m'installer. En effet, la détention de cette capacité agricole est obligatoire pour s'installer en tant qu'exploitant agricole. Pour y prétendre, il faut justifier d'un diplôme agricole :
- Si né avant le 1er janvier 1971 (c'est mon cas) : un diplôme ou titre agricole équivalent de niveau V (ce n'est pas mon cas)
- Si né après le 1er janvier 1971 : un diplôme ou titre agricole de niveau IV.

Dans tous les cas, je ne possède pas ce genre de diplôme, il me faudra donc faire cette demande d'autorisation d'exploiter. La formation que je dois suivre à partir de mars me permettrait d'obtenir la capacité agricole, mais comme je souhaite finaliser mon installation en parallèle de la formation, je n'ai pas d'autre choix.
Le délai de réponse est de quatre mois, pouvant être porté à six mois dans certains cas. Cette demande peut être faite dès que le terrain est trouvé, avant même son acquisition définitive. Dans ce cas, il faut juste ajouter une lettre du propriétaire autorisant le futur installé à déposer son dossier.


Déclaration de forage - DDTM


Cette formalité est primordiale car sans eau, pas de légume ! Je ne me suis renseigné que sur les forages car dans ma zone de recherche de terrain, il n'y a pas de cours d'eau pouvant être utilisés pour l'irrigation.
Les formalités relatives au prélèvement d'eau peuvent être relativement compliquées, suivant les quantités à prélever, la profondeur de la source en eau, l'environnement direct, la nature du sous-sol, …
Sur les quantités, je ne devrais pas avoir trop de problème vu que j'envisage d'utiliser entre 6000 et 8000 m3 par année (pour 1,5 hectares de culture avec environ 1000 m2 de serres), et que cela représente un petit prélèvement.
Sur les autres points, cela dépendra du terrain que je trouverai, étant entendu que pour engager cette formalité, il faut au moins avoir trouvé un terrain.
Pour déposer cette déclaration, il faut respecter un délai d'un mois minimum avant le début des travaux. Ensuite, il faut soit déposer une demande d'autorisation de prélèvement si les volumes sont importants, soit faire un simple courrier pour signifier à l'autorité compétente que l'on va commencer à prélever si les volumes sont faibles. J'ai cru comprendre que la limite était à 10000 m3, je devrais donc me situer dans la deuxième catégorie.


Autorisation de défrichement - DDTM


Cette autorisation n'est à demander que s'il faut envisager de défricher entièrement ou partiellement un terrain. L'idéal serait de trouver un terrain sans arbre, car dans ce cas, cela ferait une chose de moins à faire. Mais vu la rareté des biens, je pense que ce n'est pas un point sur lequel il faut être trop difficile. Bien sûr, je n'envisage pas de m'installer sur un terrain forestier qu'il faudrait complètement raser, mais il peut être envisageable de devoir couper quelques arbres pour arriver à une surface exploitable convenable. Je reviendrai sur ce point (ou pas !) dès lors que j'aurais trouvé un terrain.


Certification bio – Agence Bio et organisme certificateur


J'envisage de m'installer en bio. L'idéal étant de pouvoir débuter directement en bio, mais pour cela, il faudrait trouver un terrain n'ayant pas fait l'objet de culture dans les années précédentes. Et là, ça risque d'être un peu compliqué. Dans le cas contraire, la conversion se fait sur une durée de deux ou trois ans.
Les démarches de certification sont relativement simples (du moins c'est ce qu'il me semble).

Dans un premier temps, il faut s'enregistrer à l'Agence Bio. Il faut pour cela faire une notification, soit en ligne, soit par courrier.

Ensuite, il faut contacter un organisme certificateur. De mon côté, j'ai choisi de contacter EcoCert. Je leur ai demandé un devis pour une certification en maraîchage avec 1,5 hectares de culture. Le montant s'élève à environ 450 euros TTC.

Une fois la notification faite et le terrain acheté, il faut valider l'engagement. L'organisme certificateur procède alors à tous les contrôles nécessaires et valide l'engagement. Le délai d'obtention de la validation est d'environ deux semaines.

Il faut toutefois faire attention à une chose : si une aide financière est demandée pour la certification bio (au conseil régional par exemple), il faut la faire avant tout paiement à l'organisme certificateur, au risque de ne pas bénéficier des aides si cette chronologie ne devait pas être respectée. Cette remarque est d'ailleurs valable pour toutes les aides demandées.


Bon, et bien ça fait pas mal de « paperasse » tout ça ! Et je pense que ce n'est pas fini !
C'est sûr que ce n'est pas la partie la plus marrante de l'installation, mais il faut en passer par là.

En parallèle à toutes ces démarches (pour l'instant, c'est plus de la demande de renseignements), je continue mes différents chiffrages, pour les productions (variétés cultivées, rendements possibles, prix, surfaces, rotation des cultures, …), mais aussi pour les investissements (matériels, forage, semences, amendements, produits divers, …). Mais ça, c'est une autre histoire ...

A bientôt pour la suite,


David