Bonjour,
Ma formation BPREA s'est terminée comme prévue, le 16 juillet dernier. Et c'est tant mieux !
Le bilan de cette formation n'est pas à la hauteur de ce que j'en attendais.
J'y ai appris quelques trucs, mais rien de bien fondamental pour la suite de mon installation.
J'ai surtout fait la connaissance d'autres stagiaires, en projet d'installation à plus ou moins long terme. Et les échanges avec eux étaient toujours très intéressants. Nous allons essayer de garder le contact.
Nous avons eu la malchance de tomber à un moment où la personne qui gérait la formation est partie. Et du coût, nous nous sommes retrouvés un peu livrés à nous-même. Le contenu de la formation était aussi assez léger, du moins c'est ce que j'en ai pensé. D'autres n'ont pas eu le même sentiment que moi au sujet du contenu, juste quelques reproches au niveau de l'organisation. M'étant pas mal auto-formé avant cette formation, il est vrai que j'avais déjà vu pas mal de points. D'où ma déception, peut-être.
Le seul point positif de la formation : les stages ! Les 5 semaines de stage pratique ont été très enrichissantes. Dommage qu'il n'y en ait pas eu plus. Bon, d'un autre côté, maintenant, la pratique, ça va être à la maison !!!
A bientôt
David
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jeudi 24 juillet 2014
mercredi 16 avril 2014
Du nouveau ...
Bonjour à tous,
Je prends quelques minutes pour faire un point de ma situation :
- hier, le 15 avril, j'ai (enfin !) signé pour mon terrain. C'est fait, je suis propriétaire d'environ 3 hectares (dont la moitié en forêt), à Salaunes, proche de mon domicile. C'est une étape très importante, mais les difficultés ne sont pas terminées pour autant (voir ci-dessous)....
- aujourd'hui, le 16 avril, je suis allé déposer mon dossier de création d'entreprise au CFE (centre de formalité de entreprise) de la Chambre d'Agriculture de la Gironde. Tout s'est bien passé ! Ouf ! J'ai même pu récupérer mon numéro de SIRET (qui doit être validé dans les 48h par l'INSEE).
Maintenant, les ennuis vont pouvoir commencer !
Le "choc de simplification" annoncé par notre cher président n'est pas encore arrivé aux portes des organismes agricoles... La MSA, par exemple, est d'une logique implacable. Pour pouvoir être affiliée chez eux, il faut déjà avoir mis les parcelles en culture. Mais pour pouvoir mettre en culture, il me faut faire des investissements, comme les serres, ou la construction d'un bâtiment agricole. Et pour obtenir le permis de construire, il me faut .... une attestation d'affiliation MSA. Idem pour obtenir les subventions relatives aux investissements. Depuis quelques jours, je tourne en rond !
Je ne désespère pas que les choses puissent s'arranger. Et de toutes façons, je trouverai des solutions, quitte à repousser certains investissements à plus tard.
En parallèle, je suis ma formation, à distance, auprès du CFPPA de La Réole. Nous avons une journée de regroupement par semaine (en principe le jeudi, donc demain). Cela permet de se rencontrer, de confronter nos situations respectives, et de valider nos travaux. J'ai aussi été en stage, du 17 au 27 mars dernier, chez des maraîchers du Haillan (chez Fanny et Adrien, de super maîtres de stage). Je retourne chez eux pour mon prochain stage, du 28 avril au 9 mai. J'ai aussi eu l'occasion de retourner chez eux entre-temps pour quelques "opérations spéciales" que je tenais absolument à ne pas manquer : utilisation du semoir de précision (fabrication maison par Adrien), d'une efficacité redoutable, et test de greffes de tomates (essai avec une trentaine de plants pour observer leur comportement par rapport à des plants normaux). C'est passionnant.
Bon, j'ai passé ma journée à courir à Bordeaux, au téléphone, à remplir des dossiers .... Pas très passionnant, pour le coup, mais il faut (aussi) en passer par là.
A bientôt pour la suite
David
Je prends quelques minutes pour faire un point de ma situation :
- hier, le 15 avril, j'ai (enfin !) signé pour mon terrain. C'est fait, je suis propriétaire d'environ 3 hectares (dont la moitié en forêt), à Salaunes, proche de mon domicile. C'est une étape très importante, mais les difficultés ne sont pas terminées pour autant (voir ci-dessous)....
- aujourd'hui, le 16 avril, je suis allé déposer mon dossier de création d'entreprise au CFE (centre de formalité de entreprise) de la Chambre d'Agriculture de la Gironde. Tout s'est bien passé ! Ouf ! J'ai même pu récupérer mon numéro de SIRET (qui doit être validé dans les 48h par l'INSEE).
Maintenant, les ennuis vont pouvoir commencer !
Le "choc de simplification" annoncé par notre cher président n'est pas encore arrivé aux portes des organismes agricoles... La MSA, par exemple, est d'une logique implacable. Pour pouvoir être affiliée chez eux, il faut déjà avoir mis les parcelles en culture. Mais pour pouvoir mettre en culture, il me faut faire des investissements, comme les serres, ou la construction d'un bâtiment agricole. Et pour obtenir le permis de construire, il me faut .... une attestation d'affiliation MSA. Idem pour obtenir les subventions relatives aux investissements. Depuis quelques jours, je tourne en rond !
Je ne désespère pas que les choses puissent s'arranger. Et de toutes façons, je trouverai des solutions, quitte à repousser certains investissements à plus tard.
En parallèle, je suis ma formation, à distance, auprès du CFPPA de La Réole. Nous avons une journée de regroupement par semaine (en principe le jeudi, donc demain). Cela permet de se rencontrer, de confronter nos situations respectives, et de valider nos travaux. J'ai aussi été en stage, du 17 au 27 mars dernier, chez des maraîchers du Haillan (chez Fanny et Adrien, de super maîtres de stage). Je retourne chez eux pour mon prochain stage, du 28 avril au 9 mai. J'ai aussi eu l'occasion de retourner chez eux entre-temps pour quelques "opérations spéciales" que je tenais absolument à ne pas manquer : utilisation du semoir de précision (fabrication maison par Adrien), d'une efficacité redoutable, et test de greffes de tomates (essai avec une trentaine de plants pour observer leur comportement par rapport à des plants normaux). C'est passionnant.
Bon, j'ai passé ma journée à courir à Bordeaux, au téléphone, à remplir des dossiers .... Pas très passionnant, pour le coup, mais il faut (aussi) en passer par là.
A bientôt pour la suite
David
jeudi 6 mars 2014
Début de la formation BPREA
Bonjour à tous,
Mardi dernier, le 4 mars, c'était le premier jour de ma formation BPREA. Cette formation, je vais la suivre en FOAD, c'est à dire "à distance", en télétravail en quelque sorte. Un jour par semaine (en moyenne), nous devrons assister à une journée de regroupement, au centre de formation de La Réole. Cela permettra de faire le point sur les sujets pour lesquels on aurait des questions, mais aussi de faire des présentation de nos différentes expériences lors de nos stages. Ce premier jour a surtout était l'occasion de nous présenter tous les aspects administratifs et logistiques, rien de bien passionnant !
Le groupe de la session dans laquelle je suis est composé de douze personnes, issues d'horizons très différents, et avec des projets tout aussi différents : du maraîchage (j'en fait parti !), de l'horticulture, de l'élevage de chevaux ou de chèvres, de la culture de plantes aromatiques et médicinales, de la culture de spiruline, de la culture de céréales. C'est assez varié !
Bon, je vais continuer à bosser mes cours, j'ai juste fait une petite pause pour poster cet article :-) ...
A bientôt
David
Mardi dernier, le 4 mars, c'était le premier jour de ma formation BPREA. Cette formation, je vais la suivre en FOAD, c'est à dire "à distance", en télétravail en quelque sorte. Un jour par semaine (en moyenne), nous devrons assister à une journée de regroupement, au centre de formation de La Réole. Cela permettra de faire le point sur les sujets pour lesquels on aurait des questions, mais aussi de faire des présentation de nos différentes expériences lors de nos stages. Ce premier jour a surtout était l'occasion de nous présenter tous les aspects administratifs et logistiques, rien de bien passionnant !
Le groupe de la session dans laquelle je suis est composé de douze personnes, issues d'horizons très différents, et avec des projets tout aussi différents : du maraîchage (j'en fait parti !), de l'horticulture, de l'élevage de chevaux ou de chèvres, de la culture de plantes aromatiques et médicinales, de la culture de spiruline, de la culture de céréales. C'est assez varié !
Bon, je vais continuer à bosser mes cours, j'ai juste fait une petite pause pour poster cet article :-) ...
A bientôt
David
samedi 15 février 2014
Fin de mon stage Évaluation en Milieu de Travail (EMT)
Bonjour,
Mes deux semaines de stage
EMT sont déjà terminées. Elles sont passées très vite.
Je vais tenter de résumer
ce que j'ai pu faire durant ces deux semaines.
Deux activités ont
principalement marqué ce stage :
- Les récoltes
L'exploitation dans
laquelle j'ai effectué mon stage commercialise principalement la
production à des AMAP. Un complément en vente directe est aussi
pratiqué. Les deux AMAP partenaires représentent environ une
centaine de paniers. Les jours de distribution des paniers sont aussi
les jours de récolte, pour assurer une fraîcheur maximum des
légumes. Sur la semaine, cela représente deux jours de récolte.
S'ajoutent à la récolte proprement dite, le nettoyage et le
conditionnement de certains légumes. Il est important de noter que
ce travail représente une partie très importante de l'ensemble de
l'activité, à savoir environ un bon tiers du temps total. Il serait
possible d'économiser un peu de ce temps en ne faisant aucun
conditionnement (pesage et mise en sachet) pour les AMAP, mais cela
risquerait d'être au détriment du bon déroulement des
distributions.
Lors de ces deux semaines,
les légumes que nous avons récoltés furent : poireaux, choux de
milan, choux fleur, choux de Bruxelles, panais, carottes, navets,
radis daïkon, radis noirs, blettes, épinards. A cela se sont
ajoutés les légumes de garde que sont les oignons et les pommes de
terre, récoltés durant la saison dernière.
![]() |
| De beaux choux fleur |
![]() |
| Carottes et poireaux |
La mauvaise surprise des
récoltes ? Les carottes, attaquées par la fameuse mouche de la
carotte (voir les attaques sur la photo ci-dessous). Les attaques
n'ont pas été trop graves, mais une partie non négligeable des
racines a tout de même été "visitée", à vue de nez, je
dirais environ 10 à 25 % selon les variétés. Pas catastrophique,
mais un peu dommage. Il aurait suffit de couvrir les plantations avec
des filets anti-insectes pour s'épargner cette nuisance. Oui, il
aurait suffit ! Mais le manque de temps en a décidé autrement. La
gestion des priorités induit forcément quelques sacrifices.
![]() |
| Attaques de la mouche sur les carottes |
- Les cultures
Au niveau des cultures,
nous avons fait quelques semis : des choux, quelques poivrons et
aubergines, des salades. Les semis se font en plaques alvéolées
remplies d'un terreau adapté. A cette période de l'année, une fois
les semis faits, les plaques sont posées sur une tablette
chauffante. Cela permet de maintenir le substrat à la température
idéale de germination des graines (cette température est différente
suivant les espèces de légume).
Nous avons conditionné
les semences de pommes de terre en caisse pour les mettre à germer.
Cela permet de gagner du temps après la plantation. Les tubercules
portant des germes trapus et pas trop longs seront ainsi mieux
préparés à faire face à d'éventuelles mauvaises conditions de
culture. Point important : si le tubercule ne porte qu'un seul
germe, assez développé, il est préférable de l'éliminer, cela
pour favoriser la pousse de plusieurs autres germes.
Côté plantation, nous
avons mis en place quelques centaines de salades, sous tunnel, et sur
butte pour faire face au trop plein d'eau de cet hiver. Nous avons
aussi préparé des planches de culture sur buttes pour les prochains
semis de radis.
![]() |
| Plantation de salades |
A toutes ces tâches s'en
sont ajoutées d'autres, secondaires, mais tout aussi nécessaires :
- creuser des rigoles pour
faciliter l'écoulement des eaux de pluie autour des serres (question
pluie, c'est vrai que l'on a été gâté !). Cela a permis de
drainer les planches de culture (voir la photo de l'intérieur d'une
serre ci-dessous).
- ranger et nettoyer la
serre de plants (bientôt elle va se remplir à grande vitesse !)
- désherber quelques
planches (aillets et blettes sous serre)
- assister à un contrôle
bio (quand tout est bien organisé et préparé, cela se passe sans
problème)
![]() |
| Les buttes |
![]() |
| Les blettes de couleur |
C'est court, deux
semaines !
Bientôt le début de ma
formation, avec ses périodes de stage. L'occasion d'apprendre de
nouvelles choses passionnantes.
Un très grand merci à mes deux "maîtres de stage" ;-)
A bientôt,
David
mardi 28 janvier 2014
Formation Protection Biologique Intégrée (PBI)
Bonjour,
Aujourd'hui, j'ai suivi une formation
organisée par la chambre d'agriculture dont le thème était :
la Protection Biologique Intégrée (PBI) en Maraîchage. C'était
une formation très intéressante. Les deux intervenantes
connaissaient très bien leur sujet, et elles nous ont donné des
informations précieuses au sujet des différentes stratégies à
mettre en œuvre pour lutter efficacement contre les ravageurs. J'ai
eu l'occasion de revoir certains points que j'avais déjà vus lors
d'une formation précédente (formation AGROBIO du mois d'octobre
dernier). Mais je dois avouer que cela ne fait pas de mal d'en
remettre une petite couche...
Nous avons donc passé en revue les
principaux ravageurs rencontrés par les maraîchers locaux :
pucerons, thrips, acariens tétranyques, aleurodes, noctuelles,
piérides, teignes, taupins, limaces, punaises, doryphores, et
mouches en tout genre. Pour chacun de ces ravageurs, nous ont été
présentés les auxiliaires correspondants (s'ils existent), et les
méthodologies à respecter pour lutter de manière efficace. En
effet, il faut savoir que certains auxiliaires ne sont actifs, donc
efficaces, qu'à partir d'une certaine température, qui ne
correspond pas toujours à la température favorable au développement
du ravageur ... Ça devient compliqué ! Il faut donc
parfois anticiper les attaques, ou alors au contraire agir au dernier
moment. En tout cas, le plus important, le point sur lequel les deux
intervenantes ont insisté, c'est qu'il faut observer, de manière
régulière, en prenant soin de bien repérer les foyers d'attaques,
et de suivre leur évolution. Prendre aussi l'habitude de tout noter,
cela permet de garder une trace des événements, et de mieux affiner
les stratégies futures. Les aspects pratiques de la PBI ont aussi
été abordés : les fournisseurs, les doses, les prix, les
conditionnements.
Tout cela semble assez complexe au
débutant que je suis. Je me prends alors à rêver d'une application
sur mon smartphone : je rentre la culture et le ravageur, et
elle me calcule tout, les doses, les dates d'application, les
densités, tout ça bien sûr en fonction de la météo et de la
date ! Facile, non ?...
Deux petites photos, pour illustrer cette formation (photos prises dans mon potager) :
Les larves de punaise Nézara. Adulte, la punaise est verte. Elles ne sont pas très gentilles ces punaises-là. Et en plus, elles n'ont pas de ravageur ...
Et un joli spécimen de limace "panthère". Grrrrrr !!
A bientôt pour la suite.
David
Stage Évaluation en Milieu de Travail (EMT)
Bonjour,
Le début de ma formation BPREA
approche, elle doit débuter le 4 mars prochain. Mais c'est encore un
peu loin, et les formalités administratives sont toutes plus ou
moins en attente maintenant. Aussi, afin d'acquérir un peu plus
d'expérience professionnelle, je vais suivre un stage d'Évaluation
en Milieu de Travail (EMT). Ce stage est proposé par Pôle Emploi
dans le but de découvrir un métier vers lequel on souhaite se
diriger. C'est une opportunité offerte aux demandeurs d'emploi qui
leur permet de faire un stage de 80 heures maximum dans une
entreprise, en restant sous le régime de demandeur d'emploi (on
continue donc à toucher les allocations). L'entreprise qui accueille
le stagiaire bénéficie d'une (petite !) compensation
financière (toujours bon à prendre). En pratique, il faut donc
trouver une entreprise qui accepte de prendre un stagiaire et de
remplir le formulaire qui va bien (convention de stage), c'est plutôt
simple comme formalité. Pour plus de renseignements sur ce stage
EMT, voir ici.
En ce qui me concerne, je vais faire
mon stage chez un couple de maraîchers pas trop loin de chez moi
(j'ai déjà eu l'occasion de « pratiquer » un peu chez
eux). Je dois commencer la semaine prochaine, pour une durée de deux
semaines. Cela devrait me permettre de voir une partie de la
préparation des plants, ainsi que la planification des cultures de
la saison à venir. Si c'est possible, j'essaierais de faire quelques
photos, pour avoir un peu de « concret » à se mettre
sous la dent.
A bientôt pour la suite.
David
jeudi 28 novembre 2013
Deux nouvelles formations
Bonjour,
Lundi 25 novembre, j'ai assisté à
une formation donnée par AGROBIO Gironde dont le thème était
Établir mon bilan sanitaire et planifier mes cultures. Vaste
programme pour une seule journée.
En fait, le thème servait de trame de
fond, mais différents sujets ont été abordés, comme les aléas
climatiques, les rotations de culture, les choix des semences et
variétés. Maraîcher depuis de très nombreuses années (et
maintenant tout jeune retraité), notre formateur Jean-François
Bouchy était très intéressant à écouter. Son expérience est une
mine de savoirs pour un débutant comme moi. Il a insisté sur le
fait de se constituer un réseau, que tout seul, c'est très
difficile, que l'on apprend beaucoup de ses erreurs, mais aussi de
celles des autres et de leurs réussites. On l'oublie un peu, mais le
temps « végétal » est très long, et on peut
difficilement se permettre de faire des multitudes d'essais (de
nouveaux légumes, de variétés différentes, de mode de culture,
…). Se répartir les expérimentations nouvelles au sein d'un
réseau permet de démultiplier les essais et les résultats obtenus.
Bien sûr, tout n'est pas transposable, mais c'est une approche à
développer.
Nous avons profité de l'après-midi
pour faire une visite de l'exploitation qui nous accueillait (Ferme Richard, à Nérigean).
Mercredi 27 novembre, j'ai pu assisté
à une formation très intéressante et très utile sur les enjeux
administratifs en agriculture. Cette formation était donnée par
l'AFOCG 33, Association de FOrmation Collective à la Gestion. Nous
avons passé en revue les différents aspects de l'administratif en
agriculture : le fiscal, le social, le juridique. Me concernant,
c'était vraiment très intéressant. Je m'étais déjà renseigné
sur ces différents sujets, mais remettre tout à plat, avec des
exemples concrets, m'a permis de mieux appréhender certains points.
Le fait de voir aussi les avantages et les inconvénients de telle ou
telle option permet de faire des choix plus pertinents. Pour ma
future installation, j'étais plutôt parti pour limiter au maximum
les formalités administratives, en choisissant le remboursement
forfaitaire de la TVA et en optant pour le régime du forfait
agricole. Mais il ressort qu'en phase d'installation les
investissements étant relativement importants, il vaut mieux opter
pour l’assujettissement à la TVA (pour en récupérer un maximum).
De même, pour le forfait agricole (qui sert à déterminer l'impôt
sur le revenu, ainsi que les cotisations sociales de la MSA), le
choix doit être bien réfléchi. Il faut déterminer où l'on se
situera, en terme de bénéfice, par rapport à ce forfait. Si on est
au dessous (ce qui risque d'être le cas au début), il vaut mieux ne
pas choisir cette option. Par contre, si les bénéfices dégagés
sont au dessus du forfait agricole, le choix de cette option est tout
à fait judicieux pour limiter l'impôt et les cotisations sociales.
Ce qui ne facilite pas les choix, c'est que ces différentes options
sont choisies pour des périodes de plusieurs années (trois ou cinq
ans dans la plupart des cas). Il ne faut donc pas se tromper !
Par contre, je suis persuadé qu'il faut accepter de faire quelques
sacrifices à un moment donné, pour pouvoir bénéficier d'avantages
un peu plus tard.
Lors de cette formation, nous avons
aussi fait une petite remise à niveau en comptabilité. Pas facile
pour moi qui ais toujours eu la mauvaise idée de mettre les montants
du mauvais côté ! La formatrice nous a donné quelques astuces
pour mieux se situer et pour mieux comprendre. Et je dois dire que
j'ai (l'impression d'avoir...) compris ! Du moins les bases.
Elle nous a aussi présenté deux manières de saisir des écritures
comptables : la manière un peu « brute », dans
Excel (l'AFOCG a établi un classeur Excel pour la tenue d'une
comptabilité très simple), et la manière un peu plus « évoluée »,
avec un logiciel de compta (dans notre cas, c'était le logiciel
ISTEA. Ils ne font pas ça, chez Sage ?...). Le très gros
avantage du logiciel, c'est qu'il est « intelligent »
(saisie simplifiée et guidée), et qu'il permet de sortir les états
nécessaires à certaines obligations fiscales.
Cette journée a été très dense en
contenu, mais très intéressante. Le but était aussi de nous faire
connaître cette association qui œuvre pour que les agriculteurs
soient les plus autonomes possible en terme de comptabilité et de
gestion, par le suivi qu'elle peut leur fournir, et par les échanges
qu'elle permet de mettre en place (par des journées de
formation/suivi collectives).
A bientôt,
David
vendredi 8 novembre 2013
Formation Projet d'installation
Bonjour,
Hier et aujourd'hui, j'ai eu la chance
d'assister à une formation organisée par la Chambre d'agriculture
de la gironde. Le sujet de cette formation était « Clarifier
et s'approprier son projet d'installation ». Elle s'est
déroulée dans des conditions idéales vue que nous n'étions que 6
candidats à l'installation à la suivre.
Lors de cette formation, nous avons :
- présenté notre projet aux autres stagiaires par l'intermédiaire d'une présentation « différée » : nous avons présenté notre projet à une personne, qui elle même l'a présenté à l'assemblée
- décrit plus précisément notre projet, en le replaçant dans son environnement (avec de nombreux échanges)
- reçu les informations concernant les aides (sachant que j'étais le seul à ne pas être éligible à la dotation Jeune Agriculteur, mais il existe d'autres aides, par le conseil régional par exemple)
- eu un aperçu de qu'est-ce qu'un PDE (Plan de Développement de l'Exploitation), son rôle, comment l'établir, et quelles informations permettent de le constituer
- et enfin clarifié les différentes étapes de l'installation, avec leur planification et les acteurs mobilisés
C'était vraiment très intéressant,
en terme de contenu, bien sûr, mais aussi en terme d'échange avec
les différents participants. Les projets étaient en plus
relativement différents, mais tout le monde y a trouvé son compte,
et ces échanges ont permis de soulever certains points auxquels les
porteurs de projet n'avaient pas pensé. En plus, cela nous fait des
contacts supplémentaires.
La prochaine étape pour moi va être
de bien préparer les informations nécessaire à l'établissement
d'une sorte de PDE. Je dis « une sorte de » car étant
hors cadre JA, je ne suis pas dans un processus « normal ».
Mais pour pouvoir être crédible, vis à vis d'une recherche de
foncier ou de l'obtention d'aides (par le conseil régional), il me
faut faire valider tous mes chiffrages et mes prévisions. Et cela va
se concrétiser par « une sorte de » PDE.
A bientôt,
David
lundi 4 novembre 2013
Formation sur les cultures hivernales
Bonjour,
Ce lundi 4 novembre, j'ai suivi une
journée de formation sur les cultures hivernales. Elle était
organisée par le CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser
l'Agriculture et le Milieu rural) Aquitaine. Cette formation très
intéressante était l'occasion d'apprendre à appréhender les
cultures hivernales en vue de récoltes en fin d'hiver et début
de printemps. Les deux cultures principalement abordées lors de cette formation ont été la
carotte et la pomme de terre.
Pour la carotte :
La période de semis idéale se situe
fin octobre/début novembre, sous tunnels « fraisiers ».
Il s'agit de petits tunnels, en général de 4 à 5 mètres de
largeur, montables facilement, et démontables (voire déplaçables)
tout aussi facilement. Leur principal avantage réside dans leur prix
relativement peu élevé (environ 1,50 euro / m2).
La carotte n'aime pas l'apport de
matière organique « fraîche ». Elle n'est donc pas la
candidate idéale à une tête de rotation.
Les principaux problèmes de la carotte
sont les nuisibles, et l'enherbement.
Pour les nuisibles, principalement la
mouche de la carotte, il existe la solution efficace de recourir au
filet anti-insecte. Pour l'enherbement, il faut jouer du faux semis,
du désherbeur thermique, de la herse étrille, et de … l'huile de
coude si tous les moyens précédents n'ont pas été suffisamment
efficaces !
Pour la pomme de terre :
Ce légume étant relativement
gourmand, c'est le candidat idéal pour une tête de rotation. Sous
tunnels « fraisiers », une culture en 4 rangs est
envisageable. Le secret d'une plantation réussie ? Un bon
pré-germage (germes pas trop longs, mais plutôt trapus dans
l'idéal), permettant de gagner une bonne quinzaine de jours. Il faut
aussi veiller à limiter la pousse des herbes, avec une herse étrille
par exemple, en reconstruisant les buttes après son passage. Le buttage permet aussi de lutter efficacement contre les adventices. La
période de plantation sous abris peut avoir lieu dans ma région
vers février/mars.
Qui dit patates, dit …. doryphores !
Alors pour lutter contre ces sales bêtes, on peut utiliser soit le
Bacillus thuringiensis (BT pour les intimes), soit un semis de lin
(attention à bien synchroniser les cultures pour obtenir sa
floraison au bon moment), soit une élimination manuelle. Toutes ces
pratiques peuvent bien sûr être associées et cumulées, cela n'en
sera que plus efficace. Attention aussi aux repousses spontanées
issues d'une culture de pommes de terre précédente, ce sont de véritables foyers
d'infestation pour les doryphores !
L'autre ennemi redoutable de la patate
est le taupin. C'est un ravageur très ennuyeux, d'autant plus que
son cycle de vie est long (4 à 5 ans), et qu'il est ultra présent
lors de mise en culture de prairie (ce qui risque d'être le cas pour
moi ...). Les solutions ? Le piégeage ! Avec des demis
patates posées sur le sol et relevées tous les jours. Il semble que
cela fonctionne encore mieux avec des pommes. Les pièges à
phéromones semblent être aussi efficaces.
Pour les problèmes de maladie, style
mildiou, la pulvérisation de cuivre (bouillie bordelaise par
exemple) est préconisée. Il est important de noter que tout
traitement par pulvérisation devrait être fait en utilisant en plus
un agent mouillant, améliorant l'efficacité et la tenue du principe
actif.
Voilà en résumé ce que l'on nous a
appris sur ces deux cultures. Je n'ai bien sûr pas retranscrit
l'intégralité de la formation, mais seulement les quelques points
qui m'ont parus essentiels.
La formation s'est terminée par la
visite d'une exploitation sur la commune de Baurech.
A bientôt,
David
Inscription BPREA
Bonjour,
Comme évoqué dans un article
précédent, je dois suivre une formation dès le début de l'année
prochaine. Cette formation, un BPREA maraîchage, je devais la suivre
à distance, avec le CFPPA de Périgueux. Hors, pour des raisons
pratiques (périodes de regroupement trop nombreuses au vue de la
distance me séparant du centre de formation), j'ai changé mon fusil
d'épaule. Je vais suivre cette même formation, mais avec le CFPPA
de La Réole. La formation y est certes plus courte, les périodes de
regroupement au centre sont moins nombreuses, et la distance moins
grande elle aussi. J'ai finalisé mon inscription dans cet
établissement la semaine dernière. Il ne reste plus qu'à la faire
valider par Pôle Emploi (c'est juste une histoire de délai, il ne
faut pas s'y prendre trop tôt avec eux …). La formation se
déroulera de mars à juillet 2014, avec trois stages en entreprise :
1 - Diagnostic de l'exploitation et
gestion du travail
2 - Production, gestion des équipements
et suivi administratif
3 - Gestion de la commercialisation et
projet
Au total, les stages représentent
environ 25% de la durée de la formation. Reste plus qu'à trouver
une entreprise pour les faire … mais j'ai une (bonne !) piste ;-)
A bientôt,
David
dimanche 13 octobre 2013
Une reconversion réussie !
Bonjour,
Une reconversion comme ça, de l'informatique vers le monde paysan, ça ne s'est jamais vu, me direz-vous ?
Une reconversion comme ça, de l'informatique vers le monde paysan, ça ne s'est jamais vu, me direz-vous ?
Et bien si, ça s'est déjà vu. Et en plus, ça a plutôt bien marché. Je vous invite à lire l'article du lien ci-dessous pour vous faire une idée plus précise.
J'ai quelque peu correspondu avec Julien (le "Julien" de l'article), informaticien comme moi, qui avait envie de passer à autre chose. Les raisons de ce désir de changement sont peut-être un peu différentes, mais l'objectif est le même : se former, acquérir les connaissances nécessaires, pour s'installer maraîcher. Il l'a fait, et il a réussi. Bravo Julien !
Je ne souhaite pas avoir le même parcours, ça serait trop beau. Mais au moins la même volonté, et le même enthousiasme vis-à-vis de ce formidable métier. Je sais au moins que c'est possible...
A bientôt,
David
jeudi 10 octobre 2013
Pré-inscription à la formation BPREA
Bonjour,
J'ai finalisé ce jour mon inscription à Pole Emploi. Fort heureusement, ayant lu et relu les consignes sur leur site internet, j'avais tous les papiers nécessaires. Ouf ! Mon inscription a donc été finalisée. J'ai quand même dû expliquer mon projet de reconversion professionnelle à mon interlocutrice (non, non, je ne veux pas de vos offres dans l'informatique .... grrrrrr!). J'avais bien préparé mon dossier et mon argumentaire, du coup, tout s'est bien passé. La conseillère m'a établi une fiche de prescription pour la formation que je souhaite suivre, le BPREA maraîchage. Je compte suivre cette formation à distance. Cela me permettra de pouvoir commencer mon installation en parallèle. Sachant en plus que le centre de formation se trouve à Périgueux... on comprend mieux le fait de vouloir la suivre à distance.
De retour à la maison, j'ai contacté le centre de formation (le CFPPA Périgueux), pour connaitre les formalités d'inscription. J'avais déjà reçu de leur part le bulletin d'inscription, il ne me manquait plus que la fiche de prescription de Pole Emploi. J'ai fait partir tout ça au courrier dès ce matin. La suite ? Je vais être contacté par la responsable de la formation pour fixer un rendez-vous, afin que je présente mon projet.
Sinon, je prospecte toujours pour un terrain, aux alentours de chez moi. J'ai quelques pistes, certaines sont tombées à l'eau (à cause du PLU qui n'autorise pas la culture sur une parcelle que quelqu'un voulait bien me louer, dommage !), et d'autres sont toujours en cours d'étude. Croisons les doigts ...
A bientôt pour la suite des événements,
David
J'ai finalisé ce jour mon inscription à Pole Emploi. Fort heureusement, ayant lu et relu les consignes sur leur site internet, j'avais tous les papiers nécessaires. Ouf ! Mon inscription a donc été finalisée. J'ai quand même dû expliquer mon projet de reconversion professionnelle à mon interlocutrice (non, non, je ne veux pas de vos offres dans l'informatique .... grrrrrr!). J'avais bien préparé mon dossier et mon argumentaire, du coup, tout s'est bien passé. La conseillère m'a établi une fiche de prescription pour la formation que je souhaite suivre, le BPREA maraîchage. Je compte suivre cette formation à distance. Cela me permettra de pouvoir commencer mon installation en parallèle. Sachant en plus que le centre de formation se trouve à Périgueux... on comprend mieux le fait de vouloir la suivre à distance.
De retour à la maison, j'ai contacté le centre de formation (le CFPPA Périgueux), pour connaitre les formalités d'inscription. J'avais déjà reçu de leur part le bulletin d'inscription, il ne me manquait plus que la fiche de prescription de Pole Emploi. J'ai fait partir tout ça au courrier dès ce matin. La suite ? Je vais être contacté par la responsable de la formation pour fixer un rendez-vous, afin que je présente mon projet.
Sinon, je prospecte toujours pour un terrain, aux alentours de chez moi. J'ai quelques pistes, certaines sont tombées à l'eau (à cause du PLU qui n'autorise pas la culture sur une parcelle que quelqu'un voulait bien me louer, dommage !), et d'autres sont toujours en cours d'étude. Croisons les doigts ...
A bientôt pour la suite des événements,
David
lundi 7 octobre 2013
Formation AGROBIO : Reconnaître les ravageurs et auxiliaires en maraîchage
Bonjour,
Aujourd'hui, j'ai assisté à une formation d'une journée sur le thème des ravageurs et des auxiliaires en maraîchage. Cette formation était proposée par AGROBIO Gironde. J'ai pu y assisté en tant que personne en démarche d'installation.
La formation s'est déroulée sur la ferme de Fanny et Adrien, maraîchers au Haillan, près de Bordeaux. C'était une formation très intéressante. Nous avons pu observer, dans les tunnels ou en plein champs, divers ravageurs, mais aussi plusieurs auxiliaires. Ce qui est assez intéressant à noter, c'est qu'en adoptant des pratiques de culture respectueuses du milieu naturel, la micro-faune des auxiliaires est très présente, et oeuvre efficacement pour la bonne tenue des cultures. Les syrphes, cécidomyies, macrolophus, et autres nabides n'ont plus de secret pour moi maintenant :-)... Enfin, il va quand même falloir réviser un peu, et garder le cours sous le coude en cas de besoin, surtout pour reconnaître tel ou tel "bestioles".
Le 28 octobre prochain, je dois suivre une autre formation AGROBIO, dont le sujet est "Établir mon bilan sanitaire et planifier mes cultures". Vaste programme !
A bientôt pour la suite.
David
Aujourd'hui, j'ai assisté à une formation d'une journée sur le thème des ravageurs et des auxiliaires en maraîchage. Cette formation était proposée par AGROBIO Gironde. J'ai pu y assisté en tant que personne en démarche d'installation.
La formation s'est déroulée sur la ferme de Fanny et Adrien, maraîchers au Haillan, près de Bordeaux. C'était une formation très intéressante. Nous avons pu observer, dans les tunnels ou en plein champs, divers ravageurs, mais aussi plusieurs auxiliaires. Ce qui est assez intéressant à noter, c'est qu'en adoptant des pratiques de culture respectueuses du milieu naturel, la micro-faune des auxiliaires est très présente, et oeuvre efficacement pour la bonne tenue des cultures. Les syrphes, cécidomyies, macrolophus, et autres nabides n'ont plus de secret pour moi maintenant :-)... Enfin, il va quand même falloir réviser un peu, et garder le cours sous le coude en cas de besoin, surtout pour reconnaître tel ou tel "bestioles".
Le 28 octobre prochain, je dois suivre une autre formation AGROBIO, dont le sujet est "Établir mon bilan sanitaire et planifier mes cultures". Vaste programme !
A bientôt pour la suite.
David
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