vendredi 25 avril 2014

Du changement

Bonjour,

Aujourd'hui, deux grandes nouvelles :

Création de l'entreprise
J'ai choisi de m'installer en tant qu'Entreprise Individuelle. Ce statut a des avantages et des inconvénients. Côté avantages : les formalités sont très simples, les frais de création et d'enregistrement sont très limités (pour ne pas dire nul). Côté inconvénients : le fait que le patrimoine familiale ne soit pas protégé en cas de difficultés de l'entreprise. Mais ce point est à relativiser en fonction du recours (ou pas) au crédit bancaire. Dans mon cas, je n'y fais pas appel, donc le risque est inexistant (il ne peut pas y avoir de défaut de remboursement). De plus, il est aussi possible de faire une Déclaration d'insaisissabilité, permettant de mettre à l'abri le patrimoine familiale.
La formalité administrative a été assez simple : un formulaire (appelé P0) à remplir et à rapporter au CFE (centre de formalités de entreprises) de la chambre d'agriculture. J'avais pris rendez-vous pour remettre mon dossier, et lors de ce rendez-vous, la personne qui m'a reçu a saisi mon dossier sur informatique. Et miracle : tout s'est bien passé ! Je suis même reparti avec mon SIRET sous le bras. J'ai reçu la confirmation de la création de mon entreprise par courrier quelques jours plus tard. Je suis donc maintenant enregistré, avec un numéro de SIRET qui va bien. Le code APE (activité principale exercée) est 0113Z, pour Culture de légumes, de melons, de racines et de tubercules. Et grande nouvelle, il est possible de choisir un nom pour l'entreprise (pas obligatoire, sinon c'est le nom de la personne physique qui est retenu). J'ai choisi de donner un petit nom à mon entreprise, en faisant comme pas mal de maraîchers, en choisissant le nom du lieu-dit de l'exploitation. Et dans mon cas, cela donne : Les jardins de Petite Lande. Je vais pouvoir rebaptiser le blog !

Certification bio
Aujourd'hui, j'avais rendez-vous avec une personne de l'organisme certificateur bio que j'ai retenu (Ecocert). Nous avons fait le tour des parcelles pour établir un constat de prairie. Cela me permet de pouvoir démarrer directement en bio, sans avoir à respecter de période de reconversion, ce qui est plutôt bien. Nous avons ensuite passé en revue toutes les formalités et règles à respecter. Rien de bien compliqué. Résultat de la visite : j'ai mon agrément bio, du moins pour les terres. Il faudra ensuite que la personne revienne pour certifier les cultures (contrôles des semences, des amendements, ...). Cela fera l'objet d'un autre article ...

Je suis content que les choses bougent enfin. D'ici peu, je vais rentrer dans le vif du sujet, avec la préparation du terrain (clôtures, chemin d'accès, taille et coupe de certains arbres, ...). Ce n'est pas le boulot qui va manquer !!

A très bientôt

David

mercredi 16 avril 2014

Du nouveau ...

Bonjour à tous,

Je prends quelques minutes pour faire un point de ma situation :

- hier, le 15 avril, j'ai (enfin !) signé pour mon terrain. C'est fait, je suis propriétaire d'environ 3 hectares (dont la moitié en forêt), à Salaunes, proche de mon domicile. C'est une étape très importante, mais les difficultés ne sont pas terminées pour autant (voir ci-dessous)....

- aujourd'hui, le 16 avril, je suis allé déposer mon dossier de création d'entreprise au CFE (centre de formalité de entreprise) de la Chambre d'Agriculture de la Gironde. Tout s'est bien passé ! Ouf ! J'ai même pu récupérer mon numéro de SIRET (qui doit être validé dans les 48h par l'INSEE).

Maintenant, les ennuis vont pouvoir commencer !

Le "choc de simplification" annoncé par notre cher président n'est pas encore arrivé aux portes des organismes agricoles... La MSA, par exemple, est d'une logique implacable. Pour pouvoir être affiliée chez eux, il faut déjà avoir mis les parcelles en culture. Mais pour pouvoir mettre en culture, il me faut faire des investissements, comme les serres, ou la construction d'un bâtiment agricole. Et pour obtenir le permis de construire, il me faut .... une attestation d'affiliation MSA. Idem pour obtenir les subventions relatives aux investissements. Depuis quelques jours, je tourne en rond !
Je ne désespère pas que les choses puissent s'arranger. Et de toutes façons, je trouverai des solutions, quitte à repousser certains investissements à plus tard.

En parallèle, je suis ma formation, à distance, auprès du CFPPA de La Réole. Nous avons une journée de regroupement par semaine (en principe le jeudi, donc demain). Cela permet de se rencontrer, de confronter nos situations respectives, et de valider nos travaux. J'ai aussi été en stage, du 17 au 27 mars dernier, chez des maraîchers du Haillan (chez Fanny et Adrien, de super maîtres de stage). Je retourne chez eux pour mon prochain stage, du 28 avril au 9 mai. J'ai aussi eu l'occasion de retourner chez eux entre-temps pour quelques "opérations spéciales" que je tenais absolument à ne pas manquer : utilisation du semoir de précision (fabrication maison par Adrien), d'une efficacité redoutable, et test de greffes de tomates (essai avec une trentaine de plants pour observer leur comportement par rapport à des plants normaux). C'est passionnant.

Bon, j'ai passé ma journée à courir à Bordeaux, au téléphone, à remplir des dossiers .... Pas très passionnant, pour le coup, mais il faut (aussi) en passer par là.

A bientôt pour la suite

David

jeudi 6 mars 2014

Début de la formation BPREA

Bonjour à tous,

Mardi dernier, le 4 mars, c'était le premier jour de ma formation BPREA. Cette formation, je vais la suivre en FOAD, c'est à dire "à distance", en télétravail en quelque sorte. Un jour par semaine (en moyenne), nous devrons assister à une journée de regroupement, au centre de formation de La Réole. Cela permettra de faire le point sur les sujets pour lesquels on aurait des questions, mais aussi de faire des présentation de nos différentes expériences lors de nos stages. Ce premier jour a surtout était l'occasion de nous présenter tous les aspects administratifs et logistiques, rien de bien passionnant !

Le groupe de la session dans laquelle je suis est composé de douze personnes, issues d'horizons très différents, et avec des projets tout aussi différents : du maraîchage (j'en fait parti !), de l'horticulture, de l'élevage de chevaux ou de chèvres, de la culture de plantes aromatiques et médicinales, de la culture de spiruline, de la culture de céréales. C'est assez varié !

Bon, je vais continuer à bosser mes cours, j'ai juste fait une petite pause pour poster cet article :-) ...

A bientôt

David

jeudi 27 février 2014

Ephytia, un site très intéressant

Bonjour,

En regardant l'émission de télé "Silence ça pousse", j'ai découvert un site internet très intéressant (juste avant de m'endormir, classic quand je regarde cette émission ...). Il s'agit du site Ephytia, fait par l'INRA. Vous pouvez y accéder en cliquant ici.

Sur ce site, j'ai aussi trouvé un lien vers des applications (Android et AppStore) qui sont tout à fait intéressantes elles aussi. Bon, certaines sont payantes, mais deux ou trois sont gratuites : Biocontrole, pour toutes les infos sur les ravageurs et les auxiliaires (voir le post sur la formation que j'ai suivi sur ce sujet), et Di@gnoPlant Courgette, pour tous les problèmes que peut rencontrer la culture de ce légume. Les applications sont disponibles ici.

Est aussi disponible en page d'accueil du site un lien vers HYPP, l'hyper base de données en protection des plantes de l'INRA. C'est une formidable mine d'informations, très très riche. A conseiller !

Faites bon usage de tout ça :-)

A plus

David

samedi 15 février 2014

Fin de mon stage Évaluation en Milieu de Travail (EMT)

Bonjour,

Mes deux semaines de stage EMT sont déjà terminées. Elles sont passées très vite.
Je vais tenter de résumer ce que j'ai pu faire durant ces deux semaines.
Deux activités ont principalement marqué ce stage :

- Les récoltes

L'exploitation dans laquelle j'ai effectué mon stage commercialise principalement la production à des AMAP. Un complément en vente directe est aussi pratiqué. Les deux AMAP partenaires représentent environ une centaine de paniers. Les jours de distribution des paniers sont aussi les jours de récolte, pour assurer une fraîcheur maximum des légumes. Sur la semaine, cela représente deux jours de récolte. S'ajoutent à la récolte proprement dite, le nettoyage et le conditionnement de certains légumes. Il est important de noter que ce travail représente une partie très importante de l'ensemble de l'activité, à savoir environ un bon tiers du temps total. Il serait possible d'économiser un peu de ce temps en ne faisant aucun conditionnement (pesage et mise en sachet) pour les AMAP, mais cela risquerait d'être au détriment du bon déroulement des distributions.
Lors de ces deux semaines, les légumes que nous avons récoltés furent : poireaux, choux de milan, choux fleur, choux de Bruxelles, panais, carottes, navets, radis daïkon, radis noirs, blettes, épinards. A cela se sont ajoutés les légumes de garde que sont les oignons et les pommes de terre, récoltés durant la saison dernière.

De beaux choux fleur

Carottes et poireaux


La mauvaise surprise des récoltes ? Les carottes, attaquées par la fameuse mouche de la carotte (voir les attaques sur la photo ci-dessous). Les attaques n'ont pas été trop graves, mais une partie non négligeable des racines a tout de même été "visitée", à vue de nez, je dirais environ 10 à 25 % selon les variétés. Pas catastrophique, mais un peu dommage. Il aurait suffit de couvrir les plantations avec des filets anti-insectes pour s'épargner cette nuisance. Oui, il aurait suffit ! Mais le manque de temps en a décidé autrement. La gestion des priorités induit forcément quelques sacrifices.

Attaques de la mouche sur les carottes



- Les cultures

Au niveau des cultures, nous avons fait quelques semis : des choux, quelques poivrons et aubergines, des salades. Les semis se font en plaques alvéolées remplies d'un terreau adapté. A cette période de l'année, une fois les semis faits, les plaques sont posées sur une tablette chauffante. Cela permet de maintenir le substrat à la température idéale de germination des graines (cette température est différente suivant les espèces de légume).
Nous avons conditionné les semences de pommes de terre en caisse pour les mettre à germer. Cela permet de gagner du temps après la plantation. Les tubercules portant des germes trapus et pas trop longs seront ainsi mieux préparés à faire face à d'éventuelles mauvaises conditions de culture. Point important : si le tubercule ne porte qu'un seul germe, assez développé, il est préférable de l'éliminer, cela pour favoriser la pousse de plusieurs autres germes.
Côté plantation, nous avons mis en place quelques centaines de salades, sous tunnel, et sur butte pour faire face au trop plein d'eau de cet hiver. Nous avons aussi préparé des planches de culture sur buttes pour les prochains semis de radis.

Plantation de salades


A toutes ces tâches s'en sont ajoutées d'autres, secondaires, mais tout aussi nécessaires :
- creuser des rigoles pour faciliter l'écoulement des eaux de pluie autour des serres (question pluie, c'est vrai que l'on a été gâté !). Cela a permis de drainer les planches de culture (voir la photo de l'intérieur d'une serre ci-dessous).
- ranger et nettoyer la serre de plants (bientôt elle va se remplir à grande vitesse !)
- désherber quelques planches (aillets et blettes sous serre)
- assister à un contrôle bio (quand tout est bien organisé et préparé, cela se passe sans problème)

Les buttes

Les blettes de couleur


C'est court, deux semaines !
Bientôt le début de ma formation, avec ses périodes de stage. L'occasion d'apprendre de nouvelles choses passionnantes.

Un très grand merci à mes deux "maîtres de stage" ;-)

A bientôt,

David

mardi 28 janvier 2014

Formation Protection Biologique Intégrée (PBI)

Bonjour,

Aujourd'hui, j'ai suivi une formation organisée par la chambre d'agriculture dont le thème était : la Protection Biologique Intégrée (PBI) en Maraîchage. C'était une formation très intéressante. Les deux intervenantes connaissaient très bien leur sujet, et elles nous ont donné des informations précieuses au sujet des différentes stratégies à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre les ravageurs. J'ai eu l'occasion de revoir certains points que j'avais déjà vus lors d'une formation précédente (formation AGROBIO du mois d'octobre dernier). Mais je dois avouer que cela ne fait pas de mal d'en remettre une petite couche...

Nous avons donc passé en revue les principaux ravageurs rencontrés par les maraîchers locaux : pucerons, thrips, acariens tétranyques, aleurodes, noctuelles, piérides, teignes, taupins, limaces, punaises, doryphores, et mouches en tout genre. Pour chacun de ces ravageurs, nous ont été présentés les auxiliaires correspondants (s'ils existent), et les méthodologies à respecter pour lutter de manière efficace. En effet, il faut savoir que certains auxiliaires ne sont actifs, donc efficaces, qu'à partir d'une certaine température, qui ne correspond pas toujours à la température favorable au développement du ravageur ... Ça devient compliqué ! Il faut donc parfois anticiper les attaques, ou alors au contraire agir au dernier moment. En tout cas, le plus important, le point sur lequel les deux intervenantes ont insisté, c'est qu'il faut observer, de manière régulière, en prenant soin de bien repérer les foyers d'attaques, et de suivre leur évolution. Prendre aussi l'habitude de tout noter, cela permet de garder une trace des événements, et de mieux affiner les stratégies futures. Les aspects pratiques de la PBI ont aussi été abordés : les fournisseurs, les doses, les prix, les conditionnements.

Tout cela semble assez complexe au débutant que je suis. Je me prends alors à rêver d'une application sur mon smartphone : je rentre la culture et le ravageur, et elle me calcule tout, les doses, les dates d'application, les densités, tout ça bien sûr en fonction de la météo et de la date ! Facile, non ?...


Deux petites photos, pour illustrer cette formation (photos prises dans mon potager) :

Les larves de punaise Nézara. Adulte, la punaise est verte. Elles ne sont pas très gentilles ces punaises-là. Et en plus, elles n'ont pas de ravageur ...



Et un joli spécimen de limace "panthère". Grrrrrr !!


A bientôt pour la suite.


David

Stage Évaluation en Milieu de Travail (EMT)

Bonjour,

Le début de ma formation BPREA approche, elle doit débuter le 4 mars prochain. Mais c'est encore un peu loin, et les formalités administratives sont toutes plus ou moins en attente maintenant. Aussi, afin d'acquérir un peu plus d'expérience professionnelle, je vais suivre un stage d'Évaluation en Milieu de Travail (EMT). Ce stage est proposé par Pôle Emploi dans le but de découvrir un métier vers lequel on souhaite se diriger. C'est une opportunité offerte aux demandeurs d'emploi qui leur permet de faire un stage de 80 heures maximum dans une entreprise, en restant sous le régime de demandeur d'emploi (on continue donc à toucher les allocations). L'entreprise qui accueille le stagiaire bénéficie d'une (petite !) compensation financière (toujours bon à prendre). En pratique, il faut donc trouver une entreprise qui accepte de prendre un stagiaire et de remplir le formulaire qui va bien (convention de stage), c'est plutôt simple comme formalité. Pour plus de renseignements sur ce stage EMT, voir ici.

En ce qui me concerne, je vais faire mon stage chez un couple de maraîchers pas trop loin de chez moi (j'ai déjà eu l'occasion de « pratiquer » un peu chez eux). Je dois commencer la semaine prochaine, pour une durée de deux semaines. Cela devrait me permettre de voir une partie de la préparation des plants, ainsi que la planification des cultures de la saison à venir. Si c'est possible, j'essaierais de faire quelques photos, pour avoir un peu de « concret » à se mettre sous la dent.

A bientôt pour la suite.


David